Créer, pour se reconstruire.
L’art-thérapie et le travail de deuil.
Une vie est traversée par de nombreux passages, des transformations successives qui sont autant de pertes, de renoncements qu’il nous faut faire pour grandir et continuer à vivre, autrement. Le paroxysme de la perte est sans aucun doute le deuil.
Dans mon mémoire de fin d’étude, j’ai questionné l’art-thérapie dans le cadre du deuil :
« Comment l’art-thérapie contribue-t-elle à reconstruire la partie de soi disparue dans la perte de l’autre ? »
La perte, un passage vers un ailleurs, un autre chose
souvent perçu comme menaçant ou angoissant.
La perte demande une adaptation de notre réalité et de notre psychisme pour arriver à la surmonter. Cette nécessaire transformation psychique est similaire à celle qui s’opère dans un processus de deuil.
L’art-thérapie peut aider à traverser cette épreuve de la séparation et à soutenir le processus de reconstruction de soi.
En aidant d’une part à soulager et à apaiser en proposant une voie d’expression à l’indicible du traumatisme.
Et d’autre part, au travers du processus de création, en permettant de représenter et de symboliser la perte pour cheminer vers son intégration et sa libération progressive.
Créer pour se sentir en vie
Enfin l’art-thérapie est une voie privilégiée pour se reconnecter à la partie vivante en soi et développer de nouvelles ressources. C’est aussi en ce sens, qu’elle est d’un grand soutien pour avancer sur le chemin de la reconstruction et bâtir de nouveaux projets de vie, quelle que soit la nature de la perte.